Cariste, prévention et sécurité

Les missions du cariste dans l’entreprise sont diverses :  acheminement, stockage et déstockage de marchandises.

Ces diverses missions exposent le cariste à de nombreux risques : heurts de piétons, renversement latéral du chariot, chutes, écrasement, troubles musculosquelettiques, stress…

Le cariste occupe donc un rôle très important dans la chaîne de production puisque c’est lui qui assure la mise à disposition des marchandises et veille également aux ruptures de stocks (lors de la préparation de commandes). Le cariste est soumis à des cadences de travail soutenues et souvent des horaires décalés.

Le cariste est donc exposé à de nombreuses situations à risques qui sont la cause, chaque année, de plusieurs milliers d’accidents avec arrêt de travail et déclarations de maladies professionnelles.

La prévention est donc essentielle pour ce métier. La prévention passe par la formation, l’information et du matériel adapté.

Quelques règles de sécurité essentielles à prendre en compte par l’employeur et le cariste :

Tout employeur est tenu de veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés. C’est donc à lui d’évaluer les risques au sein de son entreprise et de mettre en place les process sécurité adaptés.

Formation cariste et information de prévention et sécurité :

L’employeur doit faire suivre une formation adaptée aux caristes de son entreprise (même si ce sont des contrats courts).

Il doit également rappeler régulièrement la bonne conduite à adopter et sensibiliser les salariés aux risques.

 

Matériel :
  • Choisir un chariot automoteur adapté aux charges à déplacer, aux hauteurs de stockage de l’entrepôt,  ainsi qu’à l’environnement de travail.
  • Le chariot doit avoir la meilleure stabilité possible ou être équipé d’un système d’assistance à la conduite.
  • En tant que cariste, exigez un siège qui filtre les vibrations (afin de diminuer les troubles musculo-squelettiques).
  • Optez pour des chariots équipés d’un système de retenue du cariste (pour éviter les risques de renversement latéral et d’éjection)
  • Tout chariot doit être équipé d’un dispositif d’avertissement sonore afin d’éviter les collisions engins-piétons.

Source : INRS

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Votre formation sécurité en quelques clics

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La procédure pour s’inscrire en formation  :

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  • Vous cliquez sur « m’inscrire à cette formation ».
  • Nous vous contactons pour bien valider avec vous le besoin de formation et vous proposer des dates.
  • Vous cliquer ensuite sur « accepter la proposition de l’organisme et finaliser l’inscription »
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Cette procédure concerne les salariés, les indépendants, les demandeurs d’emploi…. toute personne titulaire d’un compte et budget CPF.

Désormais, chacun décide et prend en main son avenir professionnel  !

Nouvelles recommandations CACES®

Le poster Mémoforma

La société MARQUE JAUNE, qui publie les supports de cours MÉMOFORMA sur les formations sécurité, a crée un poster très pratique, qui reprend toutes les recommandations et nouvelles catégories CACES®. Ainsi, vous pouvez retourver facilement à quoi correspondent vos CACES® et quels sont les CACES® que vous devez passer pour répondre aux obligations réglementaires.

Télécharger le poster des nouvelles recommandations CACES® >

Depuis le 1er janvier 2020,

nous formons sur les CACES® suivants :

CACES® R485 – Gerbeurs :
  • R485 Catégorie 1
  • R485 catégorie 2
CACES® R482 – Engins de chantier :
  • R482 Catégorie A
  • R482 Catégorie B1
  • R482 Catégorie C1
  • R482 Catégorie D
  • R482 Catégorie F
  • R482 Catégorie G
CACES® R486 – Plateformes élévatrices mobiles de personnel :
  • R486 Catégorie 1A – 3A
  • R486 Catégorie 1B – 3B
CACES® R489 – Chariots élévateurs :
  • R489 Catégorie 1A
  • R489 2A 
  • R489 Catégorie 3
  • R489 catégorie 4
  • R489 catégorie 5
CACES® R490 – Grue Auxiliaire 
CACES® R484 – Pont roulant

Retrouvez tous les supports de cours MEMOFORMA sur :

http://www.memoforma.fr

Plan Prévention et Sécurité

Mettre en place le plan Prévention Sécurité dans son entreprise

Les accidents de travail et maladies professionnelles peuvent coûter très chers à l’entreprise !

Les évolutions de la prévention ont permis une réduction de moitié en 50 ans des accidents mais le montant des prises en charge directes n’a pas décru et de nouvelles problématiques sont apparues, notamment la hausse des coûts indirects comme les maladies professionnelles et l’absentéisme.

Aussi, quelle que soit la taille de l’entreprise, l’employeur à tout à gagner en mettant en place un Plan de Prévention et de Sécurité.

D’une part, les salariés seront reconnaissants que l’on se soucie de leur bien-être au travail, mais les impacts positifs vont bien au-delà : production assurée, économies pour l’entreprise, image positive de l’entreprise auprès des clients, attractivité sociale……

Et finalement, quand on se penche sur le sujet, il n’est pas si compliqué de mettre en place cette politique prévention. D’autant qu’il existe des organismes qui sont là pour vous conseiller, vous épauler dans cette démarche !

Les formations sécurité font également partie de cette démarche, et il est important de rappeler que l’employeur est garant de la santé et de la sécurité des salariés dans l’entreprise. Il a une responsabilité civile et pénale en cas de problème.

 

Pour que votre plan Prévention Sécurité fonctionne, cela nécessite :

  • l’implication des personnes (employeurs, salariés, encadrement, et représentants du personnel),
  • la clarté et la transparence des informations,
  • du dialogue social au sein de l’entreprise,
  • la mise en place d’un réseau d’acteurs de la Prévention au sein même de l’entreprise (voire en externe si besoin).
 
Quels sont les valeurs et enjeux d’un plan de Prévention Sécurité pour votre entreprise ?

Pour réussir la mise en place de votre plan Prévention / Sécurité au sein de votre entreprise, il faut :

  • que le responsable de la prévention fasse participer les salariés pour bien comprendre leurs activités de travail, qu’ils soient donc impliqués.
  • Les représentants du personnel en charge des questions de santé et sécurité au travail doivent être consultés.
  • Les objectifs du projet doivent être clairement communiqués par le chef d’entreprise.

La prévention en entreprise repose sur trois valeurs essentielles :

  • La personne,
  • La transparence et la clarté,
  • Le dialogue social.

Qui peut tirer un bénéfice de la prévention des risques ?

  • Les actionnaires,
  • Le chef d’entreprise,
  • Les salariés,
  • L’entourage familial des salariés,
  • Les entreprises extérieures,
  • Les clients.
Les enjeux de la prévention en entreprise :

Les enjeux humains :

  • Préserver la santé des salariés,
  • Améliorer les conditions de travail,
  • Réduire les situations de travail stressantes contraignantes et pénibles.

Les enjeux économiques :

  • Réduire le turnover,
  • Améliorer la qualité de service,
  • Réduire les dysfonctionnements (dommages matériels, retard de production…),
  • Diminuer le coût des accidents de travail et des maladies professionnelles,
  • Améliorer l’image de marque de l’entreprise,
  • Générer de l’attractivité sociale.

Les enjeux juridiques :

  • Respecter la réglementation,
  • Respecter l’obligation de sécurité des employeurs,
  • Éviter les contentieux civils, pénaux, administratifs.

Les enjeux sociaux :

  • Préserver la santé et la qualité de vie au travail,
  • Développer les compétences,
  • Rendre le travail attractif,
  • Améliorer le climat social,
  • Préserver l’environnement (suppression des rejets, des nuisances sonores…),
  • Faire bénéficier les entreprises extérieures de son expérience.
L’esprit de la réglementation

Il existe 9 principes généraux de prévention.

Le code du travail définit ce que doit être la démarche globale de prévention :

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé des travailleurs via :

  • Des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail,
  • Des actions d’informations et de formation,
  • La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

Pour la mise en place du plan prévention et sécurité de l’entreprise, on s’appuiera sur les neuf principes suivants :

  1. Éviter les risques,

  2. Évaluer les risques ne pouvant être évités,

  3. Combattre les risques à la source,

  4. Adapter le travail à l’homme en limitant au maximum la pénibilité et le travail répétitif,

  5. Tenir compte de l’évolution de la technique et s’adapter en cas de modification

  6. Remplacer ce qui est dangereux parce qu’il l’est moins : par exemple remplacer un produit chimique par un autre produit moins dangereux,

  7. Planifier la prévention : programmation des interventions des différents acteurs et organisation de la prévention en commun,

  8. Donner la priorité aux mesures de protections collectives sur les mesures de protection individuelles : il est important de sécuriser en priorité l’environnement, puis de sécuriser les salariés (exemples : rambardes de sécurité, aspirateurs de poussières…),

  9. Donner des instructions appropriées aux travailleurs et les former.

Les acteurs internes de la prévention en entreprise

Au sein de l’entreprise, chacun s’implique à son niveau dans l’amélioration de la sécurité et des conditions de travail.

Le rôle de l’employeur :

Il a une obligation en matière de santé et de sécurité des travailleurs. Il a la responsabilité de définir une politique de prévention des risques durables et s’engage sur les objectifs, les moyens alloués et les modalités de mise en œuvre.

Afin d’en assurer la réussite, il met en place une démarche participative qui implique l’ensemble des salariés : encadrement, opérateurs, service ressources humaines, chefs d’équipes, personnes en charge de la sécurité et de la santé au travail dans l’entreprise, représentants du personnel.

Il favorise la communication entre tous ces acteurs pour qu’ils puissent dialoguer et collaborer à la démarche de prévention, assurant ainsi son efficacité.

Si nécessaire, il peut faire appel à des compétences externes, comme la CARSAT par exemple.

Le rôle de l’encadrement :

L’encadrement répartit au sein des équipes la charge de travail et les moyens alloués pour atteindre les objectifs.

Il se doit d’être attentif sur l’impact de l’organisation du travail sur les salariés.

Il joue un rôle de médiation entre les salariés et l’employeur.

Il peut s’appuyer sur l’instance représentative du personnel si nécessaire.

Le rôle des salariés :

Connaissant leur poste, ils sont à même d’identifier les risques, de proposer des améliorations, et de suggérer des mesures de prévention.

Ils appliquent les procédures et respectent les consignes.

Ils peuvent demander des formations.

Ils ont également le droit de se retirer d’une situation qu’ils jugent dangereuse pour leur personne.

Ils ont le droit de s’exprimer.

Ils peuvent demander le soutien de l’instance représentative du personnel.

Le rôle des représentants du personnel :

À partir du 1er janvier 2020, le CHSCT devient le CSE (comité social économique), pour les entreprises de 11 salariés et plus.

Pour l’assister, l’employeur doit désigner un représentant du personnel qui aura pour mission :

  • D’évaluer les risques professionnels, et d’élaborer le Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER),
  • De planifier et d’organiser les actions de prévention qui en découlent,
  • De suivre leur mise en œuvre,
  • De promouvoir la santé et la sécurité au travail via la communication, l’information et la formation.

Par exemple :

Il organisera la formation des nouveaux arrivants.

Il suivra les données santé et sécurité de l’établissement.

Il contribuera à l’analyse des accidents du travail.

Il aidera à la rédaction du plan prévention lors de travaux réalisés dans l’entreprise,

Il veillera à la prise en compte de la sécurité lors de l’achat d’une nouvelle machine.

 

Le CHSCT est une instance représentative du personnel dont le rôle et de prendre en comptes les conditions de travail et faire des propositions d’amélioration en santé et sécurité au travail.

Ses attributions sont nombreuses :

  • Analyser les risques professionnels,
  • Effectuer une enquête suite à un accident de travail ou à une maladie professionnelle,
  • Réaliser une visite de terrain,
  • Donner un avis quand l’employeur le consulte,
  • Consulter les documents de prévention,
  • Observer les situations de travail,
  • Etc.

Les représentants du personnel au CHSCT sont proches des salariés, ce qui facilite le dialogue et donc l’accomplissement de leur mission. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, ce rôle est assuré par les délégués du personnel.

Fusion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), du comité d’entreprise (CE) et des délégués du personnel (DP), le Comité Social et Économique (CSE) est une instance représentative du personnel qui, dans les entreprises d’au moins 11 salariés, a notamment pour mission de promouvoir la santé, la sécurité et les conditions de travail. Ses attributions dans le domaine de la santé et la sécurité au travail sont nombreuses et varient selon l’effectif de l’entreprise. Pour faciliter l’accomplissement des missions du CSE au plus proche des réalités de travail, une commission santé, sécurité et conditions de travail devra être mise en place en fonction des situations suivantes :

  • Par accord d’entreprise, pour les entreprises de 11 à 299 salariés,
  • L’entreprise a un effectif d’au moins 300 salariés,
  • Elle est classée site Seveso,
  • L’agent de contrôle de l’inspection du travail l’impose, notamment en raison de la nature des activités, de l’agencement de l’équipement des locaux.

Ce qu’il faut retenir :

Agir en prévention des risques professionnels c’est :

  • Repérer les situations dangereuses,
  • Réagir de façon appropriée en cas d’incident ou d’accident,
  • Signaler un dysfonctionnement,
  • Parler avec un professionnel de santé,
  • Exprimer ses difficultés,
  • Faire profiter les autres de son expérience,
  • Questionner les interlocuteurs adéquats,
  • Proposer des améliorations,
  • Participer à des groupes de travail,
  • S’investir dans les instances représentatives du personnel,
  • Mobiliser ses collègues.
Les acteurs externes de la prévention en entreprise

Tout acteur de la prévention en entreprise peut consulter des organes extérieurs à l’entreprise.

La CARSAT :

Le contrôleur de sécurité des CARSAT/CRAMIF/CGSS incite à la mise en œuvre des actions ayant pour objectif de réduire le nombre et la gravité des accidents du travail et des maladies professionnelles, et d’améliorer les conditions de travail des salariés.

Il a un rôle de conseil auprès des acteurs de l’entreprise.

L’inspection du travail :

L’agent de contrôle de l’inspection du travail dépend du pôle travail de la Direccte (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi).

Il vérifie que la législation et la réglementation du travail sont respectées.

Il contribue à l’amélioration de la qualité du travail et des relations sociales en conseillant les employeurs, les travailleurs et les représentants du personnel sur leurs droits et obligations.

Il garantit la protection des salariés (amélioration des conditions de travail, mise en œuvre d’une politique de santé au travail…).

Il dispose d’un droit d’entrée, de visite et d’enquête dans l’entreprise.

Il peut décider de l’arrêt immédiat d’une activité afin de protéger les salariés exposés à un danger important et imminent (présence d’amiante, produit chimiques etc.).

Il est un interlocuteur pour l’employeur et les représentants du personnel en matière de respect du droit du travail.

Le Service de santé au travail :

Le service de santé au travail est une équipe pluridisciplinaire regroupant :

Le médecin du travail :

Il agit sur le milieu de travail avec les membres de son équipe : adaptation des postes, des techniques et des rythmes de travail à la santé physique et mentale, protection des travailleurs contre l’exposition à des agents chimiques dangereux, aménagement des locaux, etc,

Il consacre au moins un tiers de son temps de travail à l’analyse des conditions de travail dans les entreprises : visite des lieux de travail, études de postes, identification et analyse des risques professionnels, élaboration et mises à jour de la fiche d’entreprise, etc,

Il surveille la santé des travailleurs : visite d’embauche ou de reprises, visites périodiques…. et établit les avis d’aptitude.

Le médecin collaborateur :

Il remplit les missions que lui confie le médecin du travail : par exemple, les examens ainsi que les visites d’informations et de prévention destinées au suivi individuel de l’état de santé du salarié, les examens médicaux d’aptitude à l’embauche dans le cadre du suivi individuel renforcé des salariés, les visites intermédiaires….

L’intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP) :

Il a des compétences techniques ou organisationnels en matière de santé et de sécurité au travail. Il assure des missions de diagnostics, de conseils, d’accompagnement, et communique les résultats de ses études au médecin du travail. Il peut être ergonome, toxicologue, hygiéniste industriel…

L’infirmier de santé au travail :

Il réalise les visites d’information et de prévention ainsi que leur renouvellement dans le cadre du suivi individuel de l’état de santé des salariés. Il sensibilise les salariés en matière de santé et sécurité au travail. Il concourt au recueil d’observations et d’informations dans le cadre d’enquêtes et d’études. Il participe aux actions qui visent à maintenir, insérer ou réinsérer un salarié au poste de travail dans l’emploi.

L’assistant de service de santé au travail (ASST) :

Il gère les relations quotidiennes avec les entreprises et les salariés : convocations, préparation des visites médicales, accueil des salariés… il contribue à identifier les besoins en santé au travail.

L’organisme de contrôle :

L’entreprise peut faire appel à un organisme de contrôle technique pour les vérifications réglementaires des matériels et des installations : prélèvements, analyses, contrôles de valeurs limites d’exposition professionnelle, vérification périodique des installations, appareils de protection collective et individuelle, machines, équipements de travail.

De nombreux acteurs sont spécialisés dans la prévention en entreprise :

INRS :

L’Institut National de Recherche et de Sécurité effectue des travaux de recherches, propose des services d’assistance (documentaire, technique, médicale, juridique), met en place des actions de formation, diffuse des produits d’information…

Le réseau régional de l’assurance maladie risques professionnels :

Le réseau régional de l’assurance maladie risques professionnels a un rôle de conseil et de contrôle (15 CARSAT, CRAMIF, et 4 CGSS).

 

Les autres organismes de techniques ou scientifiques :

Selon leurs spécificités, d’autres organismes techniques ou scientifiques interviennent dans le champ de la prévention. Tout salarié peut trouver des informations utiles auprès de ces organismes notamment :

  • L’organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics OPPBTP,
  • L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ANSES,
  • L’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail ANACT,
  • L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire IRSN,
  • L’organisme de santé publique France.

Source : Les bases de Prévention des risques – INRS

Obligations de l’employeur sur la formation aux premiers secours

Quelles sont vos obligations d’employeur en matière de formation au secourisme pour votre entreprise ?

Réglementation secourisme :

Tout employeur, dans le cadre de la prévention en entreprise, a pour obligation de mettre en place des secours adaptés, permettant la prise en charge la plus rapide possible en cas d’accident de travail, de malaise ou autre incident.

Cette obligation passe donc :

  • par la formation de personnel aux gestes de premiers secours,
  • par la mise en place de consignes de sécurité sur la conduite à tenir en cas d’urgence ou d’accident. Ces consignes seront expliquées aux salariés, et affichées dans l’entreprise.
  • Un dispositif d’alerte simple et efficace,
  • La mise à disposition de matériel de secours.
obligation formation sst
Selon le secteur d’activité, doit-on former obligatoirement des salariés au secourisme dans son entreprise ?

C’est l’employeur qui a la responsabilité de la santé et la sécurité de ses salariés. C’est donc à lui de désigner le ou les salariés, qui interviendront en cas d’urgence. Le Code du Travail prévoit la présence, à minima d’un sauveteur secouriste, sur chaque atelier où sont effectués des travaux dangereux et sur les chantiers BTP (art. R.4224-15 du code du travail).

Pour les autres secteurs, c’est l’employeur et la politique de prévention et sécurité qu’il souhaite avoir dans son entreprise, qui déterminera le nombre de personnes à former.

Nombre imposé de secouristes dans l’entreprise ?

Il n’y a pas de quota imposé, hormis pour les ateliers aux travaux dangereux et les chantiers du BTP. C’est donc l’employeur qui évalue, en fonction des risques présents dans l’entreprise ou sur chantier, du nombre de personnes à former.

Bon à savoir :

Si, vous souhaitez tenir un « Registre d’accidents bénins », dans le cadre des accidents bénins qui n’entraînent ni arrêts de travail ni soins médicaux (et donc qui évite de faire les déclarations d’accidents auprès de la CPAM), le Code du Travail impose la présence d’un Sauveteur Secouriste dans l’entreprise.

Quelle formation de secourisme pour répondre à cette obligation ?

Si vous effectuez des recherches sur le web, vous verrez différentes formations, comme :

  • la sensibilisation GQS « Gestes qui sauvent », 1 jour de formation,
  • la formation SST « Sauveteur Secouriste au Travail », 2 jours de formation
  • ….
Alors quelle formation choisir ?

Certes, la formation SST – Sauveteur Secouriste au Travail – sur 2 jours est la formation la plus recommandée car plus approfondie. Elle prend en compte également la dimension professionnelle et la connaissance des risques présents dans l’entreprise. Le salarié formé sera donc acteur de la prévention car cette notion de prévention est abordée dans la formation. La formation SST est de ce fait privilégiée et recommandée par la Branche Assurance maladie et Risques professionnels.

Toutefois, la formation Gestes Qui Sauvent, sur une journée, qui comporte les gestes de premiers secours de tous les cas de figure, répond à cette obligation. Elle est idéale pour les entreprises où les risques d’accident sont faibles.